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Bienvenue à Soubès, en Lodévois-Larzac

 

 

Le village vu depuis la route de Fozières en hiver.

 

 

MESSAGE: après quelques incidents techniques, nous retrouvons notre site, ... dans sa version de 2008. La mise à jour prendra quelque temps; heureusement  l'essentiel du travail effectué par notre ancien président Yves Vellas est sauvé.

 

Soubès est un village de l’arrière-pays de l’Hérault qui étage ses maisons sur une colline de tuf placée à la confluence de deux rivières, la Brèze et le Suberbet. Ses ruelles étroites, ses maisons bâties sur le rocher, ses fontaines, ses deux châteaux, ses anciens remparts, témoignent d’une histoire moyenâgeuse palpitante et authentique…

 

        

   La grande Fontaine, l'une des 7 fontaines du village. Le 1er point d'eau installé par gravitation depuis la source de Coutelles (1702).                                                                       

Le territoire communal qui s’étend de la vallée au piémont jusqu’au Larzac se décline en autant de paysages contrastés et pittoresques, résultant des variations d’altitude entre vallée et plateau... Les hommes qui se sont succédé sur ces terres depuis l’Antiquité, ont laissé d’innombrables témoignages de leur existence : du dolmen de Coutelles à la chapelle Saint-Clément-de-Man ; des chemins muletiers aux capitelles, autant de vestiges à découvrir, et à faire connaître… mais avant-tout à protéger !

      

  Clocher de l'église Sainte-Marie-Madeleine (1777-1784). Il a été bâti sur les restes d'une tour incluse dans les remparts qui défendait la "porte du Fou" qui correspondait à l'actuel passage situé entre le clocher et la maison à droite. Au centre, la grande fontaine qui à l'origine était placée contre le rempart.

 

Porte de l'église Sainte-Marie-Madeleine surmontée d'un fronton décoratif en pierre de style néo-classique. 

 

 Eglise Sainte-Marie Madeleine (XVIIIe) : l'un des 9 vitraux. Le vitrail du pignon sud.

La place du Terral et la mairie construite vers 1870.

Le village médiéval : Soubès est mentionné pour la première fois en 988, créé sous l'impulsion de Fulcran, évêque de Lodève. Jusqu'à l'an mille, l'habitat est dispersé dans la campagne. C'est l'insécurité entretenue par les routiers qui a incité au regroupement de la population dans une tour érigée sur un promontoire et gardée de rempart.

Le Traoucou. Ancienne entrée du village vers le XVIe siècle qui menait au corral, sorte de "sas" correspondant à l'actuelle place de la Fontaine où l'on vérifiait l'intention du visiteur avant de le faire entrer dans le village par la porte du Fou.

Ruisseau caladé dans le Traoucou joliment réalisé au moyen de galets et de petites pierres rondes.

A partir de la place de l'Aire, un circuit historique en 10 panneaux de céramique vous fait découvrir le village. Réalisation de la communauté de communes du Lodévois-Larzac en 1996. Spes a participé à l'écriture des textes et à la réalisation de l'itinéraire.

  La Tour des XI-XIIème siècles, aujourd’hui la plus vieille maison du village, est un vestige remarquable de l’architecture romane civile des XI et XIIème siècle. Ses meurtrières, ses baies géminées, sont autant de témoins vivants du système défensif médiéval. La Tour est un monument privé : il ne se visite pas.

 

Façade sud qui a subi le plus de modifications de son style initial. Au XVIIe siècle, adjonction d'une terrasse à balustre sur arceaux.

 

 

La Tour : la façade nord possède encore ses fenêtres à colonnes géminées et décor à la feuille d'eau (XI-XIIe).

 

LES VIEUX REMPARTS DE SOUBES :

 

 Dès le XIIème siècle, le village était ceinturé de remparts. La saison hivernale est la période la plus propice à leur observation car en saison la végétation empêche toute vision précise de ces vestiges du Moyen-Age.

 

  

Magnifique vestige de la fortification Est du XIIe siècle, en pierres de tuf située en contre-bas du château seigneurial. On remarque les meurtrières. La porte bien que cintrée n'est pas d'époque, elle a été percée par les propriétaires du terrain vers 1970. Vestige situé dans une propriété privée. Vifs remerciements à MM. Garcin et Causse de nous avoir autorisé à diffuser ces photos.

 

        

 

Muraille défensive Est : remarquez les blocs de tuf soigneusement taillés et les 2 meurtrières.

  

 

   

Meurtrière du XIIe siècle vue de l'intérieur du rempart.

 

 

Vieille tour qui faisait partie des remparts Est et qui fut rattachée au château féodal construit à partir de 1507 par le seigneur André de Peyrottes. De part et d'autre, le rempart Est. A droite, le pont (XVIe) construit dans les fossés secs permettant d'accéder, au-desus, au château.

 

Le rempart nord visible depuis le chemin des Garennes. On remarque plusieurs archères à différents niveaux ce qui explique que le terrain derrière la fortification aujoud'hui conduit en jardin a été comblé au fil des siècles.

 

Dans l'angle de l'escalier du château, une meurtrière d'artillerie (à droite) permettait de défendre la porte sud du château située à gauche ( hors de la photo).

 

Au sud, les remparts correspondent à ces hautes maisons (ancien presbytère au centre) dans l'alignement de la porte du Traoucou qui marquait l'angle sud-ouest (située à gauche).

  

Le château seigneurial bâti à partir de 1507 sur la partie sommitale de la colline, a été sauvé de la ruine dans les années 1966-1968 à l’initiative d’une famille d’origine soubésienne qui l'a reconstruit sur ses bases…

 

     

Le château féodal dominant le bourg vu depuis le chemin d'Aubaygues. Seul endroit où on peut observer sa façade sud et est. Le mur dans l'ombre à droite correspond à l'enceinte Est du village médiéval.

           

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Le Christ de l'Aire érigé en 1877 à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Roch. A droite, l'école des filles, du XIXe, rénovée en 2008 par la mairie et la communauté de communes Lodévois-Larzac. Belle façade : ordonnance des fenêtres, corniche, chaînage d'angle en pierres taillées.

A l'occasion du réaménagement de la place de l'Aire, en 2010, la municipalité a enlevé ce monument malgré plus de 400 signatures de soubésiens recueillies par la S.P.E.S. en faveur de son maintien sur la place.

Le Christ "au grand jour". Les Soubésiens redécouvrent ce calvaire depuis l'abattage des cèdres qui le masquaient. L'oeuvre n'est pas aussi naïve qu'on a pu le croire lorsqu'on ne pouvait l'observer convenablement. L'expression du Christ implorant son père est saisissante.

Circuit extra muros...

Le pont sur la Brèze à l'entrée du village : remarquable construction datant de la création de la route royale de Lodève à Milhau (sic) au XVIIIe siècle.

Eglise Saint-Cyprien d'époque romane (XIIème siècle) au cimetière. Portail voussuré. Condition de visite : clé à la mairie.

Fenêtre sud-ouest de la chapelle Saint-Cyprien du cimetière de style roman.

Monument aux morts de Paul Dardé inauguré le 31.08.1919 : une Soubésienne au chevet d'un Poilu victime de la guerre (détail).

 

 Photos : Yves Vellas, association Spes, droits réservés.

 Bibliographie :

"Les Echos de Soubès" de Jean-Antoine Sauzet, instituteur, 1918. Ed. les Beaux Arts, 1989. Recueil du journal "Les Echos de Soubès", rédigé par les enfants des écoles, envoyé au soldat sur le front.

"A l'encre bleu horizon" de Michel Pelous (+), éd. les Beaux-Arts, Soubès, 1991. Recueil de correspondance durant la guerre 1914-18.

 "Soubès en Languedoc", de Francis Moreau, édit. Beaux-Arts 1992. Réédition 2003, Lacour. Soubès de ses origines à 1900.

Histoires du Lodévois : site internet de Francis Moreau : fmoreau.recit.free.fr

"Soubès et sa vallée" de Lucien Albarêt (+), librairie Clerc, Montpellier 1978, épuisé.

"Aspects du Lodévois, Soubès", de Jean-Claude Rivière, 1999.

"La mémoire par l'image", recueil de cartes postales anciennes de Soubès, de Fred Delbos. édition Sutton, 2005.

 

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